{"id":120,"date":"2021-05-30T09:54:11","date_gmt":"2021-05-30T07:54:11","guid":{"rendered":"http:\/\/ibrahimafall.com\/?p=120"},"modified":"2021-09-20T09:23:00","modified_gmt":"2021-09-20T07:23:00","slug":"education-en-finir-avec-les-tetes-bien-faites-et-autres-forts-en-theme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ibrahimafall.com\/?p=120","title":{"rendered":"Education : en finir avec les \u00ab t\u00eates bien faites \u00bb et autres forts en th\u00e8me"},"content":{"rendered":"\n<p>Article publi\u00e9 sur Forbes.fr  https:\/\/www.forbes.fr\/business\/education-en-finir-avec-les-tetes-bien-faites-et-autres-forts-en-theme\/<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les outils transforment le savoir, l\u2019Homme du savoir et la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019origine du savoir. Lorsque Montaigne prononce sa c\u00e9l\u00e8bre phrase \u201cMieux vaut t\u00eate bien faite que t\u00eate bien pleine\u201d, il ne faut pas juste y voir une affaire de go\u00fbt. Ce qui est \u00e0 comprendre, c\u2019est un bouleversement fondamental dans la mani\u00e8re d\u2019acqu\u00e9rir et d\u2019accueillir le savoir et donc de faire soci\u00e9t\u00e9. En effet, avant l\u2019invention de l\u2019\u00e9criture, les t\u00eates devaient \u00eatre pleines non pas par p\u00e9danterie mais par n\u00e9cessit\u00e9. La m\u00e9moire humaine \u00e9tait la seule source de sauvegarde du savoir qui se transmettait oralement.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019invention de l\u2019imprimerie a permis le stockage du savoir et l\u2019augmentation des possibilit\u00e9s de diffusion. Plus besoin d\u2019avoir une t\u00eate bien pleine lorsqu\u2019on est capable d\u2019aller chercher les bonnes informations l\u00e0 o\u00f9 elles sont et de les exploiter \u00e0 bon escient. La t\u00eate bien faite suffit \u00e0 la t\u00e2che. &nbsp;Le savoir change d\u00e8s lors de nature y compris la soci\u00e9t\u00e9 dans laquelle git ce savoir. &nbsp;<br>Aujourd\u2019hui, le num\u00e9rique de masse apporte son lot de changements. Ces changements sont paradigmatiques. Ce qui se joue est une transformation profonde du lien avec la mat\u00e9rialit\u00e9 du monde. Le graal, cette chim\u00e8re d\u2019une t\u00eate sans corps serait presque \u00e0 port\u00e9e de r\u00eave. &nbsp;Concomitamment, le savoir est plus que jamais devenu comp\u00e9tence pour armer les soldats de la \u00ab guerre saine \u00bb : l\u2019\u00e9conomie. Les comp\u00e9tences deviennent ainsi l\u2019\u00e9talon du savoir, l\u2019enseignant devient le repr\u00e9sentant de commerce d\u2019un savoir paresseux, un \u00ab facilitateur \u00bb pour t\u00eate bien faite. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h3><strong>Cette t\u00eate bien faite qui n\u2019a pas vu arriver l\u2019anthropoc\u00e8ne<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Voil\u00e0 que l\u2019anthropoc\u00e8ne nous rappelle \u00e0 nos responsabilit\u00e9s&nbsp;c\u2019est-\u00e0-dire le r\u00f4le central de l\u2019action humaine dans la d\u00e9t\u00e9rioration de l\u2019environnement et les crises \u00e9cologiques. Les entreprises sont directement mises en cause quant \u00e0 la d\u00e9t\u00e9rioration de l\u2019environnement et le d\u00e9r\u00e8glement climatique. Elles auraient caus\u00e9 \u00e0 elles seules 71% des \u00e9missions mondiales de gaz \u00e0 effet de serre depuis 1988 selon un rapport de la Carbon Disclosure Project (CDP). L\u2019environnement ne ment pas, il ne donne que ce qu\u2019il est capable de rendre eu \u00e9gard aux conditions qui l\u2019affectent. Les entreprises et les \u00e9tats doivent s\u2019engager \u00e0 reformer leur rapport \u00e0 un environnement durablement caboss\u00e9, meurtri par une intelligence de rapt qui transforme en ressources tout ce qui peut faire marchandise.<br>En janvier 2020, le rapport annuel&nbsp;<a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Global_Risks_Report\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Global Risks<\/a>&nbsp;publi\u00e9 par le World Economic Forum (Davos) (bas\u00e9 sur l\u2019avis de plus de 750 experts) met en exergue une augmentation des \u00ab confrontations \u00e9conomiques \u00bb et la \u00ab polarisation politique int\u00e9rieure \u00bb. Il pr\u00e9conise une approche plurilat\u00e9rale pour att\u00e9nuer les risques. Pour la premi\u00e8re fois dans les perspectives \u00e0 10 ans de l\u2019enqu\u00eate, les cinq risques les plus importants en termes de probabilit\u00e9 sont tous environnementaux. Les t\u00eates bien faites n\u2019ont pas vu arriver le seuil de retournement : l\u2019exploitation intensive de l\u2019environnement ne pouvait se faire sans en payer le prix.<\/p>\n\n\n\n<h3><strong>Une t\u00eate bien faite, aveugle au d\u00e9r\u00e8glement \u00e9conomique et ses cons\u00e9quences sociales<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Le d\u00e9r\u00e8glement \u00e9conomique n\u2019est pas synonyme d\u2019un \u00e9tat \u00e9conomique passager mais d\u2019un mode de fonctionnement nominal. L\u2019\u00e9conomie devenue chr\u00e9matistique ne s\u2019enquiquine plus de sa fonction originelle&nbsp;: permettre aux hommes de mieux vivre. Elle est devenue en soi une \u00e9conomie \u00ab&nbsp;spectaculaire&nbsp;\u00bb dans laquelle la marchandise est non seulement un moyen mais une finalit\u00e9. Concomitamment, le travail nourri de moins en moins son homme. En 2017, le FMI estimait dans les perspectives de l\u2019\u00e9conomie mondiale que dans les pays avanc\u00e9s : \u00ab&nbsp;la portion du revenu national vers\u00e9e aux travailleurs a commenc\u00e9 \u00e0 baisser dans les ann\u00e9es 1980. Elle a atteint son plus bas en 50 ans juste avant la crise financi\u00e8re mondiale de 2008\u201309, et n\u2019est gu\u00e8re remont\u00e9e depuis lors. Elle est maintenant inf\u00e9rieure de 4 points de pourcentage \u00e0 son niveau de 1970&nbsp;\u00bb.<br>Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, l\u2019\u00e9conomie \u00ab&nbsp;\u00e0 la papa&nbsp;\u00bb, vestige du compromis fordiste (\u00e9conomie qui n\u2019\u00e9tait d\u2019ailleurs pas exempte de critiques) est concurrenc\u00e9e et m\u00e9thodiquement remplac\u00e9e par l\u2019\u00e9conomie startup&nbsp;: &nbsp;les t\u00eates bien faites sont d\u00e9sormais \u00ab&nbsp;startupers&nbsp;\u00bb. Qu\u2019elles aient \u00e9t\u00e9 form\u00e9es \u00e0 la physique nucl\u00e9aire, aux sciences v\u00e9t\u00e9rinaires, \u00e0 la m\u00e9decine etc\u2026 grosso modo pour servir la soci\u00e9t\u00e9, les t\u00eates bien faites r\u00eavent d\u00e9sormais de cr\u00e9er l\u2019application de rencontre du si\u00e8cle ou le site ventes d\u2019objets de seconde main qui va venir d\u00e9tr\u00f4ner les leaders du march\u00e9&nbsp;; leur ambition ultime est &nbsp;bien souvent de \u00ab&nbsp;disrupter&nbsp;\u00bb un secteur d\u2019activit\u00e9 pourvoyeur de dizaines de milliers d\u2019emplois pour les remplacer par une dizaine de jeunes qui ne se posent aucune question quant \u00e0 la soutenabilit\u00e9 du syst\u00e8me de s\u00e9curit\u00e9 sociale si l\u2019emploi s\u2019effondrait par leur truchement. Ironie de l\u2019histoire, ces startups seront en partie financ\u00e9es par les imp\u00f4ts de ceux qui seront peut-\u00eatre priv\u00e9s d\u2019emplois demain. D\u2019ailleurs, certains \u00ab&nbsp;startupers&nbsp;\u00bb se sont choisi le surnom \u00ab&nbsp;barbare&nbsp;\u00bb&nbsp;: un barbare par d\u00e9finition prend sans comprendre et ne comprend que pour prendre, ce qui n\u2019est d\u2019ailleurs rien d\u2019autre qu\u2019une rationalisation de la barbarie comme nous le rappelle Bertrand de Jouvenel.<\/p>\n\n\n\n<h3><strong>Une t\u00eate bien faite spectatrice et actrice d\u2019un d\u00e9r\u00e8glement manag\u00e9rial couteux pour la soci\u00e9t\u00e9<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9conomie chr\u00e9matistique a cr\u00e9\u00e9 une soci\u00e9t\u00e9 pour l\u2019Homme et un Homme pour la soci\u00e9t\u00e9. Dans cette soci\u00e9t\u00e9 o\u00f9 les finalit\u00e9s sont remplac\u00e9es par les moyens, l\u2019entreprise est devenue l\u2019institution par excellence, le management sans feu ni lieu, la grammaire des relations sociales. Ce management chr\u00e9matistique ne se laisse pas distraire par la dimension sensitive, sociale, citoyenne de l\u2019Homme. Ce qui l\u2019int\u00e9resse, c\u2019est l\u2019Homme travailleur, rien que l\u2019Homme travailleur.&nbsp; Cet Homme expurg\u00e9 de lui-m\u00eame c\u2019est-\u00e0-dire devenu un Homme sans qualit\u00e9, se mue en manager et en manag\u00e9, qu\u2019importe l\u2019ordre des deux car il est \u00e0 la fois bourreau et victime. La vengeance du r\u00e9el n\u2019est cependant jamais loin car un homme ne vit pas uniquement comme un arbre ou un lapin disait Georges Canguilhem. Le malaise dans l\u2019entreprise ne fait donc que grandir. Au fur et \u00e0 mesure que les injonctions paradoxales deviennent insupportables, apparaissent sur le march\u00e9 des th\u00e9ories, des m\u00e9thodes ou des injonctions manag\u00e9riales, soit fantaisistes, soit qui ne r\u00e9pondent pas aux probl\u00e8mes causaux : entreprise lib\u00e9r\u00e9e, injonction au bonheur au travail avec les \u00ab chief happiness officers \u00bb, management participatif sans v\u00e9ritable connaissance des m\u00e9tiers voire se construisant contre les m\u00e9tiers (cf. travaux de Nathalie Jeannerod-Dumouchel). L\u2019id\u00e9ologie manag\u00e9riale chr\u00e9matistique n\u2019en a cure de l\u2019humanisme, elle se veut d\u2019abord efficace, tellement efficace qu\u2019elle phagocyte d\u00e9sormais l\u2019intimement humain et le social : on g\u00e8re dor\u00e9navant ses \u00e9motions, son deuil, ses enfants\u2026 Les t\u00eates bien faites ont accompagn\u00e9 et institutionnalis\u00e9 un management sans m\u00e9nagement c\u2019est \u00e0 dire un management qui fait jouer aux hommes le r\u00f4le des choses et aux choses le r\u00f4le des hommes !<\/p>\n\n\n\n<h3><strong>Avec un tel bilan, doit-on continuer \u00e0 louer les t\u00eates bien faites&nbsp;?<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Ni la qualit\u00e9 (t\u00eate bien faite) ni la quantit\u00e9 (t\u00eate bien pleine) ne sont des finalit\u00e9s. Elles doivent \u00eatre au service du jugement, encore faut-il savoir ce que \u201cjuger\u201d signifie et comment \u201cjuger\u201d . Savoir juger (correctement) n\u00e9cessite une \u00ab mentalit\u00e9 \u00e9largie \u00bb (Kant) afin de se mouvoir dans \u00ab l\u2019espace public mental \u00bb en mettant en perspective nos propres jugements par rapport aux diff\u00e9rentes possibilit\u00e9s de jugements venant d\u2019autrui. C\u2019est \u00eatre capable de parler avec d\u2019autres que soi dans sa t\u00eate, \u00e0 \u00e9gale dignit\u00e9.<br>D\u2019ailleurs Robert Musil ne s\u2019y \u00e9tait pas tromp\u00e9. La pire des b\u00eatises n\u2019est pas commise par l\u2019homme qui a des probl\u00e8mes de facult\u00e9, celui qu\u2019on appelle commun\u00e9ment un fou (\u00ab&nbsp;b\u00eatise b\u00e9nigne&nbsp;\u00bb) mais par celui qui a un probl\u00e8me de jugement (b\u00eatise qui repose sur une \u00ab faiblesse g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019entendement&nbsp;\u00bb). Ce type de b\u00eatise qui \u00ab peut m\u00eame \u00eatre un signe d\u2019intelligence \u00bb, est la pire des b\u00eatises car \u00ab c\u2019est la vie m\u00eame qu\u2019elle menace&nbsp;\u00bb. En effet, il r\u00e9v\u00e8le d\u2019une \u00ab disharmonie entre les partis pris du sentiment et un entendement incapable de les mod\u00e9rer \u00bb et peut \u00ab facilement entra\u00eener une b\u00eatise constitutionnelle de la communaut\u00e9 \u00bb et engendrer une \u00ab soci\u00e9t\u00e9 afflig\u00e9e de certains d\u00e9fauts mentaux \u00bb. &nbsp;L\u2019intelligence seule ne saurait garantir le bon entendement comme une id\u00e9e vraie n\u2019est pas n\u00e9cessairement une id\u00e9e juste. On comprend mieux alors la c\u00e9l\u00e8bre boutade de Cl\u00e9menceau&nbsp;: \u00ab Les polytechniciens savent tout, mais rien d\u2019autre \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<h3><strong>Face \u00e0 une \u00ab&nbsp;crise de la pens\u00e9e&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;la&nbsp;t\u00eate bien faite doit \u00eatre refaite&nbsp;\u00bb<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Je partage pleinement l\u2019analyse de Bachelard lorsqu\u2019il dit que&nbsp;<em>\u00ab&nbsp;les crises de croissance de la pens\u00e9e impliquent une refonte totale du syst\u00e8me du savoir. La t\u00eate bien faite doit alors \u00eatre refaite. Elle change d\u2019esp\u00e8ce. Elle s\u2019oppose \u00e0 l\u2019esp\u00e8ce pr\u00e9c\u00e9dente par une fonction d\u00e9cisive<\/em>&nbsp;\u00bb. La crise de l\u2019anthropoc\u00e8ne, la crise \u00e9conomique et la crise manag\u00e9riale r\u00e9v\u00e8lent une crise plus profonde. Il s\u2019agit d\u2019une crise de l\u2019\u00e9ducation caract\u00e9ris\u00e9e par la mise au ban de toute connaissance qui ne peut pas \u00eatre traduite en langage de machine ni transform\u00e9e en comp\u00e9tence. Une telle \u00e9ducation instrumentale (servile disait-on jadis), fait perdre de de vue que le savoir, c\u2019est d\u2019abord ce qui donne de la saveur, ce qui \u00e9claire le jugement. C\u2019est ce qui permet d\u2019agir dans le temps et dans l\u2019espace en prenant en compte la complexit\u00e9 de l\u2019\u00eatre et de son \u00e9cosyst\u00e8me. C\u2019est ce qui permet de bifurquer, de penser, comme disait Bernard Stiegler. La comp\u00e9tence ne permet quant \u00e0 elle que de s\u2019adapter \u00e0 une tache donn\u00e9e. Ainsi, lorsqu\u2019elle devient le d\u00e9terminant absolu de l\u2019\u00e9ducation, elle en devient silencieusement son fossoyeur.<br>Face \u00e0 cette crise contemporaine de la pens\u00e9e et donc du jugement, il faut une vraie rupture dans le choix des mod\u00e8les p\u00e9dagogiques. L\u2019heure n\u2019est plus aux querelles de chapelles p\u00e9dagogiques : &nbsp;&nbsp;mod\u00e8le vertical (l\u2019information circule verticalement, de l\u2019instructeur \u00e0 l\u2019apprenant) vs mod\u00e8le horizontal (l\u2019information circule horizontalement entre apprenants dont la capacit\u00e9 d\u2019apprentissage doit \u00eatre stimul\u00e9e afin qu\u2019ils acqui\u00e8rent des comp\u00e9tences). Il faut aller vers des mod\u00e8les transpositionnels, circulationnels s\u2019appuyant sur la diplomatie des disciplines, mod\u00e8les qui n\u00e9cessitent \u00e0 la fois une approche verticale, une approche horizontale mais pas seulement : il s\u2019agit aussi, de penser en surplomb et en tr\u00e9fonds afin de confronter la th\u00e9orie \u00e0 la pratique, les faits aux id\u00e9es, le pass\u00e9 au pr\u00e9sent, l\u2019Homme aux dispositifs, l\u2019\u00eatre et la soci\u00e9t\u00e9, les moyens et les finalit\u00e9s\u2026 C\u2019est une voie \u00e9troite mais fertile pour r\u00e9concilier les diff\u00e9rents contours de l\u2019homme (\u00eatre sensitif, social, citoyen et travailleur), pour r\u00e9concilier l\u2019homme et la soci\u00e9t\u00e9 mais aussi l\u2019homme et son \u00e9cosyst\u00e8me environnemental.&nbsp; C\u2019est ainsi que nous passerons d\u2019une t\u00eate bien faite \u00e0 une t\u00eate qui donne de la saveur car comme le disait Rousseau, un \u00ab entendement sans r\u00e8gle \u00bb et une \u00ab raison sans principe \u00bb ne peuvent mener qu\u2019\u00e0 des catastrophes. Une \u00e9ducation morte ne peut qu\u2019une chose : \u00e9crire l\u2019oraison fun\u00e8bre d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 dans laquelle les Hommes sont devenus des choses voire moins que des choses.&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Article publi\u00e9 sur Forbes.fr https:\/\/www.forbes.fr\/business\/education-en-finir-avec-les-tetes-bien-faites-et-autres-forts-en-theme\/ Les outils transforment le savoir, l\u2019Homme du savoir et la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019origine du savoir. Lorsque Montaigne prononce sa c\u00e9l\u00e8bre phrase \u201cMieux vaut t\u00eate bien faite que t\u00eate bien pleine\u201d, il ne faut pas juste y voir une affaire de go\u00fbt. 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